Passa al contenuto principale

The great divide

ROAD OR rope.

In the late 1940s, Chamois reached a breaking point: in just twenty-five years, the population had plummeted by over 50% and the village was at risk of vanishing entirely. Without a connection to the valley, life in Chamois was no longer sustainable. A decision had to be made on how to break the isolation without losing the village’s soul.

To reverse this trend and provide a concrete solution to the emergency, the municipal administration resolved on May 6th 1950 to build the first cable car system. Construction, entrusted to the Agudio company, began in 1954. The system was inaugurated in 1955, finally bringing an end to centuries of isolation and hardship. The eight-passenger cabins covered the once long and strenuous journey in just a few minutes, climbing the 700-meter vertical drop at a speed of 4.7 meters per second.

In the 1960s, however, the need for a more efficient and higher-capacity connection became clear. The community of Chamois was divided between two solutions: a motor road or a cable car. Many saw asphalt as the symbol of progress, and they even commissioned feasibility studies to evaluate a road connection through La Magdeleine. Others, however, had observed the efficiency of cable systems abroad, and they advocated for maintaining and expanding the cable car, fiercely defending Chamois’ identity as an “oasis of peace” far from the noise of cars.

The value of this choice was clearly reflected in the 1964 public consultation: 60% of residents voted in favor of the cable car, with 35% against and 5% abstaining. These figures prove that the “path through the air” was not a top-down decision, but a conscious choice by the inhabitants to preserve their land from noise and pollution.

After several economic studies and debates that reached the Regional Council, the Municipal Council made its final decision on March 17th 1962, voting in favor of a new cable car system and revoking all requests for a road.

With the inauguration of the second system by Ceretti & Tanfani in 1968, Chamois definitively chose not to “pollute itself with asphalt”, transforming its geographical limitation into an invaluable asset of silence and uniqueness, making the village a “unicum” in Italy.

IL BIVIO

STRADA O FILO.

Alla fine degli anni ’40, la situazione a Chamois era critica: in venticinque anni la popolazione era diminuita di oltre il 50%, e il borgo rischiava di scomparire. Senza un collegamento con la valle, la vita a Chamois non era più sostenibile. Bisognava decidere come rompere l’isolamento senza snaturarsi.

Fu proprio per invertire questa rotta e dare una risposta concreta all’emergenza, il 6 maggio 1950, l’amministrazione comunale deliberò la costruzione del primo impianto funiviario. I lavori, affidati alla ditta Agudio, ebbero inizio nel 1954 e l’impianto, inaugurato nel 1955, riuscì a porre finalmente fine a secoli di isolamento e difficoltà. Le cabine da otto posti, infatti, compivano il diversamente faticoso e lungo tragitto in pochi minuti, superando i 700 metri di dislivello con una velocità di 4,7 metri al secondo.

Negli anni ’60, però, inizio a farsi sentire la necessità di un collegamento più efficiente e capiente. La comunità di Chamois si divise tra due soluzioni: la strada carrozzabile o la funivia. Molti vedevano nell’asfalto il simbolo del progresso, e furono anche commissionati studi di fattibilità per valutare un allacciamento stradale attraverso La Magdeleine. Ma altri, che avevano osservato l’efficienza degli impianti a fune all’estero, sostenevano il mantenimento e l’ampliamento della funivia e difendevano con forza l’identità di Chamois come “oasi di pace” lontano dai rumori delle auto.

Il valore di questa scelta emerse chiaramente dai dati della consultazione popolare del 1964: il 60% dei residenti si dichiarò favorevole alla funivia, contro il 35% di contrari e il 5% di astenuti. Questi numeri dimostrano che la “via dell’aria” non fu una decisione calata dall’alto, ma una volontà consapevole degli abitanti per preservare il proprio territorio dai rumori e dall’inquinamento.

Dopo diversi studi economici e vari dibattiti giunti fino in Consiglio Regionale, il 17 marzo 1962, il Consiglio Comunale prese la sua decisione definitiva votando a favore del nuovo impianto funiviario e revocando ogni richiesta per la strada.

Con l’inaugurazione del secondo impianto targato Ceretti & Tanfani nel 1968, Chamois scelse definitivamente di non “inquinarsi con l’asfalto”, trasformando il proprio limite geografico in un valore inalienabile di silenzio e unicità, rendendo il borgo un “unicum” in Italia.

Le dilemme

Route ou câble.

À la fin des années ‘40, la situation à Chamois était devenue critique : en vingt-cinq années la population avait baissé de plus de 50% et la commune risquait la disparition. Sans une liaison fiable avec la vallée, la vie à Chamois n’était plus possible. Il fallait décider de quelle façon rompre l’isolement sans se dénaturer.

Ce fut vraiment pour inverser cette destinée et donner une réponse concrète à l’émergence que, le 6 mai 1950, l’Administration communale délibéra la construction du premier téléphérique. Les travaux, confiés à l’entreprise Agudio, débutèrent en 1954 et l’installation, inaugurée en 1955, réussit enfin à mettre un terme à des siècles de difficultés et d’isolement. En effet, les cabines à huit places parcouraient en quelques minutes seulement, à une vitesse de 4,7z m par seconde, un trajet qui autrefois demeurait long et épuisant, pour surmonter les quelques 700 m de dénivelée.

Au cours des années ‘60, toutefois, la nécessité d’une liaison plus performante, assurant un plus grand débit, rouvrit le débat. La communauté de Chamois se partagea entre deux solutions : la route carrossable ou le téléphérique. Plusieurs voyaient dans le goudron le symbole du progrès et l’on commissionna même des études de faisabilité pour évaluer une liaison routière à partir de La Magdeleine. Par contre, d’autres, ayant observé l’efficience des téléphériques à l’étranger, voulaient garder, voire agrandir et rénover l’ancien téléphérique, liaison plus facile à entretenir en hiver : cela dans le but de défendre avec force l’identité de Chamois en tant que “oasis de paix”, loin des bruits des voitures.

La valeur de ce choix apparaît clairement des données de la consultation populaire de 1964 : 60% des habitants se déclarèrent favorables au téléphérique, contre 35% de voix contre et 5% d’abstenus. Ces chiffres démontrent que la “voie de l’air” ne fut point une décision tombée d’en haut, mais une volonté assumée de la part des habitants afin de préserver leur territoire des bruits et de la pollution.

À la suite de différentes études économiques et de plusieurs débats aboutissant même au Conseil Régional de la Vallée, le 17 mars 1962, le Conseil Communal vota définitivement pour rénover le téléphérique et renoncer à toute démarche pour une route carrossable.

Par l’inauguration du deuxième téléphérique de l’entreprise Ceretti & Tanfani en 1968, Chamois choisit définitivement de ne pas “se polluer avec le goudron”, transformant une contrainte géographique en une valeur inaliénable de silence et d’exclusivité, qui rendait le bourg un “unicum” en Italie.

“This cable car has set everything right, healing a situation that had become unsustainable.”

Gigi Movilia
1955, from Il Settimo Giorno

“Questa funivia ha messo tutto a posto, ha sanato una situazione che era diventata insostenibile.”

Gigi Movilia
1955, tratta da Il Settimo Giorno

« Ce téléphérique a mis tout en place, il a résolu une situation devenue insoutenable. »

Gigi Movilia
1955, tiré de Il Settimo Giorno